23 Avril 2021

В Нью-Йорке, в 23 априлия, 2021 г.

Моя дорогая Юлия,

Десять месяцев назад, мы встретились. Сейчас я всегда рад, и думаю о тебе: вы женщина моей жизни, и хочу сделать чудесные вещи для тебя. Pour exprimer ce que je ressens, j’ai voulu t’écrire un poème : le voici.

Dans des moments de vague à l’âme,
Je rêve de solitudes nocturnes
Et d’isolement dans la tempête:
Je m’imagine en haut d’un phare
Faisant face à la mer déchaînée;
Voyant des paquets d’eau s’abattre
A quelques centimètres de mon visage,
De l’autre cote de la fenêtre;
Entendant le bruit des grosses gouttes
Qui s’écrasent contre le verre;
Observant les vagues se transformer
En des montagnes acérées
Illuminées par les éclairs
Alors que tombe la foudre.

Un paysage de début du monde, de déluge!

Mais il ne me fait pas peur,
Car la vitre me protège,
Et tout autour de moi est paisible.
Derrière moi se trouve un poêle rougeoyant,
A la main je tiens une tasse de thé chaud.
Près de moi il y a un fauteuil confortable,

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Une lampe ouvragée,
Un livre agréable.
Cela me donne un sentiment de plénitude,
De calme devant cet océan en colère.

Tout ceci, ma chère Yuliya,
Est une métaphore de ce que je ressens
Depuis ces dix mois que nous nous connaissons.
Ton amour, ton intelligence, ton espièglerie,
Ta gentillesse et tes nombreux talents,
Sont comme cette pièce calme, confortable et chaude
Où je fais face à la tempête de la vie actuelle.
Et cet endroit chaud, protecteur, agréable,
Ce nid où l’on peut être soi-même,
Je l’apprécie d’autant que je l’ai toujours là,
En moi, dans le cœur.
Et j’espère que dans les moments difficiles,
Toi aussi tu peux t’y réfugier,
Et qu’alors dans les bras l’un de l’autre,
Nous pouvons faire face ensemble
A la tempête, une tasse de thé à portée de main,
Dans la lumière tamisée d’une vieille lampe,
Dans la chaleur rouge d’un vieux poêle,
Dans la chaleur de notre merveilleux amour.

Я тебя люблю Юлия, et je clos cette lettre en envoyant vers toi des papillons appelés baisers.

Твой Géraud