В Нью-Йорке, в 2 февраля 2022 г.
Моя дорогая Юлия,
Ты хочешь играть со мной? Что мы играем? Волк? Ручные игры? Что это твоя самая любимая игра? Сегодня, я буду написать тебе, о играх, которые играют дети в Франции!
Le jeu enfantin le plus courant, c’est évidemment jouer au loup : ça consiste à ce qu’un joueur, le loup, essaie d’attraper les autres, qui à leur tour deviennent le loup. Ça se décline aussi sous la forme du gendarme et les voleurs, le chat et les souris… D’ailleurs une variante est le chat perché, où si un joueur se « perche » (par exemple en montant sur un banc), alors il ne peut plus être attrapé. Je l’avoue, je courrais très lentement quand j’étais enfant, alors c’était un peu difficile, mais ma petite taille et mon endurance aidaient beaucoup !
Les jours de grande pluie, il fallait rester dans les couloirs de l’école primaire. Alors les filles jouaient à un jeu mystérieux pour moi, où elles tapaient dans les mains en chantant : « Dans ma cabane sous terre, o ma vé ! O ma vé ! O téo téo ouistiti ! O téo téo ouistiti ! One two three ! » J’ai souvent pensé que c’était de l’Anglais mal prononcé (car la dernière ligne est dite « ouane tou fri »), mais non, en cherchant, ce sont bien les paroles, et elles ont toujours aussi peu de sens pour moi maintenant que lorsque j’étais enfant !
Il y a aussi beaucoup de jeux d’extérieur qui je présume existent aussi ma chère Yuliya, dans ta région. Seulement les noms peuvent parfois être très différents en fonction de la culture. Je t’en décris quelques-uns. « Cache-cache » où un joueur doit trouver les autres qui se sont cachés. « Colin-Maillard » qui est un peu de loup, mais où le loup a les yeux bandés, et quand il attrape quelqu’un, il doit toucher son visage et reconnaître la personne. « Un, deux, trois, soleil » où le joueur, face à un mur et dos aux autres, dit cette phrase et se retourne : qui bouge encore (le premier qui arrive au mur a gagné) est éliminé.
Au collège, voire même bien après, on joue parfois en classe de sport au « ballon prisonnier » qui consiste à avoir deux équipes sur un terrain de volley-ball, mais sans le filet, et il faut alors
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capturer les membres de l’équipe adverse avec un ballon : qui est touché, est capturé.
Il y a aussi beaucoup de jeux de cartes, les plus populaires chez les enfants étant la bataille, et le jeu des sept familles ! Certains jeux disparaissent avec le temps : comme les osselets, des morceaux de métal peints à forme très organique, et auxquels je n’ai jamais su jouer. D’autres évoluent et sont remplacés. Ainsi les Mikado : des bâtons de bois de couleurs, que l’on laisse tomber en tas, et qu’il faut extraire sans que tout ne s’écroule. De nos jours, le jenga et ses tours de bois a remplacé cela. Parfois enfin, des modes disparaissent pendant longtemps mais font leur retour : quand j’étais petit, les adolescents achetaient des fils de plastique coloré, les scoubidous, pour les tresser en bracelets. Vingt-cinq ans plus tard, ma nièce faisait de même !
Enfin, il y a les jeux plus adultes qui se jouent sur les campus des universités. A dire vrai, jamais là où j’ai étudié ! Un très populaire était « le tueur à gages ». Les participants ne se connaissent pas les uns les autres, mais chaque joueur se voit assigner une cible qu’il doit éliminer… avec un pistolet à eau ou un ballon rempli d’eau. Ça peut arriver à tout moment du jour ou de la nuit, et chaque « tueur » est aussi la cible de quelqu’un. On m’a dit que les directeurs voient cela d’un très mauvais œil car ça mène à beaucoup de dérangements tant que ça dure. Mais en fait, j’aurais adoré participer à quelque chose comme cela quand j’étais étudiant !
Quelque chose de très spécifique pour finir : les écoles d’ingénieurs (ou d’officiers) militaires. Il y a des traditions de jeux, mais qui sont plutôt des blagues faites aux autorités. Ainsi, le jour de la Sainte-Barbe (le 4 décembre) mes amis militaires qui étaient avant dans la biffe (infanterie) allaient chez le directeur de l’école au petit matin pour lui apporter des croissants et du champagne au petit déjeuner. Ils le faisaient avec la complicité de l’épouse, car, sur une base militaire normale… la tradition est normalement de détruire la porte de la maison du général avec une hache !
Я надеюсь, что тебе нравится мой маленькие истории. Я прав, что много детых в мире играют в один и тье же игры, но, я думаю, что это интересно.
Я целую тебя моя дорогая и тихая Юлия. Я тебя люблю,
Твой Géraud